Il y a 16 ans en Lybie

En novembre 2000, Andrew Cockburn journaliste au National Géographic réalisait un portrait de la Libye et de son leader de l’époque Muammar Kadhafi qu’il a rencontré à cette occasion.

Je reprends ici les quelques lignes qui concluent cet article.

Avec 16 années d’écart…

 

…. Dans son recueil de comtes et d’essais – Fuites en enfer et autres histoires – Kadhafi fait part de son profond dégoût pour les villes et autres manifestations de ce qu’il considère comme le matérialisme stérile de la culture urbaine occidentale : « habiter une ville revient à mener l’existence biologique d’un asticot, l’homme vivant et mourant d’une manière vide de sens. » Cependant, comme il me l’a confié dans sa maison d’El-Beida, Jahannam – « enfer » en arabe – est également le nom d’une région du désert près de Syrte et du lieu qui l’a vu naître. Il y séjourne parfois encore. « Le climat du désert m’aide à méditer. Quand il y a beaucoup de travail, je m’échappe en enfer. » Il rit très fier de son jeu de mots.

Me faisant l’écho du sentiment selon lequel le vieil agitateur a beaucoup changé, je lui demande s’il est toujours un révolutionnaire. Il répond d’un « oui » catégorique, puis remarque que s’il est « très satisfait de ce qui a été réalisé en trente ans, il reste beaucoup de choses à améliorer ». Puis il se lève lentement et va se coucher, pour prendre des forces en vue des jours incertains qui guettent le Libye.

 

 

 

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