Biodiversité : tous dans le même bateau.

Rollier

Rollier

Les causes souvent évoquées pour expliquer la disparition de la biodiversité sont multiples : la pollution, le changement climatique, l’urbanisation, l’agriculture intensive, la circulation automobile, …. Finalement, je ne peux m’empêcher de penser que c’est surtout à cause de la surpopulation humaine que nos voisins terrestres ne trouvent plus de place pour eux. C’est aussi simple que ça. On aura du mal à contenir la déferlante humaine qui se profile.  7 milliards d’individus sont déjà là et bientôt 9, 10, 11  voire peut-être même 12 milliards d’humains sur un petit radeau isolé et unique dans son genre (du moins jusqu’à preuve du contraire) qui flotte dans l’espace solaire. Et non, il n’y a pas assez de place sur ce radeau. C’est logique.

Comme, personne ne peut penser qu’une grande épidémie ou qu’une grande catastrophe vienne faire disparaître cette espèce un peu envahissante qu’est l’homme, je propose qu’on essaie de vivre ensemble. Bon déjà, il faudrait arriver à vivre en bonne intelligence entre toutes les populations humaines, c’est pas gagné mais je garde espoir.

Pour les autres occupants du radeau : les animaux et les végétaux, il va falloir composer. D’autant qu’il faut qu’on soit un peu cynique, s’ils disparaissent, nous autres humains, nous suivrons de près leur extinction.

Couloeuvre de Montpellier

Couloeuvre de Montpellier

Chacun dans son petit coin de Terre (enfin c’est une image, ne cherchez pas de coin sur une sphère) doit faire son maximum pour vivre en harmonie, avec respect pour tous les êtres vivants qui l’entourent.

Les zones pavillonaires et autre périurbanité ont laminé nos territoires ces vingt dernières années et ce partout en Europe et dans le bassin méditerranéen. Certaines espèces animales et végétales ont su grandement tirer parti de ces espaces certes saccagés mais totalement exclus de la chasse de l’agriculture intensive. Si, je peux comprendre qu’il est difficile pour un particulier de laisser un bout de son jardin en friche, il serait par contre très envisageable dans tous les délaissés, les bords de route, les espaces verts publics et privés de revoir la donne et d’inspirer un peu plus les architectes et paysagistes à une approche pour la protection et la biodiversité locale. De la même façon qu’on a appris à composer avec les ruissellements des eaux de pluie et d’autres contraintes environnementales, il faut que nous apprenions tous à vivre en bonne harmonie avec des chiroptères – tête en bas – sous nos tuiles, des couleuvres ondulantes dans les mares, des crapauds qui crient leur amour au printemps, des chouettes qui hantent gentiment les nuits, des hérons et autres aigrettes avec leurs pattes démesurées dans les délaissés urbains humides, etc. Cette cohabitation harmonieuse passera aussi obligatoirement par un apprentissage. Combien d’écoliers sont capables de faire la différence entre un martinet et une hirondelle, entre une grenouille et un crapaud, entre une vipère et une couleuvre ? Très peu, c’est sûr. Par contre, reconnaître un panda ou faire la différence entre un lion et un tigre est facile grâce aux illustrations des livres et autres documentaires animaliers télévisés.

Ganga cata

Ganga cata

Dans les espaces méditerranéens, le travail ne manque pas. Tous les méditerranéens devraient avoir conscience qu’ils côtoient tous les jours des espèces végétales et animales exceptionnelles et rares. En bord des routes, dans les garrigues, dans les milieux steppiques, dans les lagunes, dans les marais, etc. Si le respect de cet environnement est primordial, c’est aussi un devoir de laisser une place à nos voisins de « radeau ». Au-delà de l’intérêt biologique, il en va d’un intérêt patrimonial et plus simplement de se réjouir de voir encore des yeux d’un enfant émerveillés par ces petites choses de la nature.

 

XP

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