Haro sur les nitrates ?

nitrates

Voilà plus de vingt ans que l’Administration européenne nous ordonne d’arrêter la pollution des nappes et des rivières des pays de l’Union. Dans la zone méditerranéenne européenne, les problématiques liées à ces pollutions sont différentes qu’ailleurs en Europe du nord. Chez nous, le climat, l’irrigation des cultures ou encore la minéralisation naturelle liée aux conditions climatiques ont demandé aux agronomes méditerranéens de trouver des modèles bien loin des problèmes générés par les élevages intensifs. En France, le sud du Gard, de l’Hérault ou encore la plaine du Roussillon subissent cette dégradation des aquifères. En Espagne et en Italie, les milieux aquatiques littoraux dépassent aussi les normes.

Que d’efforts et d’argent public dépensé souvent pour rien et surtout pour quoi ? Il ne s’agit pas de remettre en cause les effets dévastateurs d’un trop plein d’azote sur les milieux aquatiques, les efforts de réduction de la fertilisation doivent se poursuivre mais depuis des décennies, les administrations nous bassinent sur le risque sanitaire des nitrates pour les populations qui consomment cette eau. On cherche toujours l’ombre d’une intoxication à ces produits, les charcuteries en sont beaucoup plus riches que la pire des eaux polluées en Europe et même le magazine « Science et Avenir » publiait en octobre 2012 un article sous un titre quelque peu racoleur : « Nitrates, attention, ils sont bons pour la santé ». Etudes à l’appui, l’auteur nous explique que ces produits auraient même des vertus médicales. Sans rentrer dans la polémique, il s’agit encore une fois de priorité et de hiérarchie dans les problèmes environnementaux.

Il faudrait fournir les même efforts techniques et financiers sur des pollutions hautement plus graves comme celles des pesticides dans l’eau ou encore sur la pollution de l’air en ville et sujet dont on parle peu les pollutions dans nos maisons issues des substances chimiques allègrement utilisées dans notre quotidien. Mais le tir est parti et il semble que les fonctionnaires européens ont du mal à revenir en arrière et à admettre qu’on pourrait se préoccuper de choses plus urgentes dans notre quotidien.

 ZV UE

XP

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