Le pin d’Alep. Arbre de la paix

pin d'Alep

pin d’Alep

L’auteur de ce blog m’a choisi dans sa page d’accueil et j’en tire une certaine fierté. Aujourd’hui, on me dit envahissant dans les garrigues du Languedoc et de la Provence. Je suis un méditerranéen, il n’y aucune ambiguïté là dessus. J’aime la chaleur, les sols calcaires et pauvres et les sécheresses prolongées ne me font pas peur. De même si le feu décime tous les grands arbres de mon espèce, tel le phénix, je renais encore plus fort des sols cendreux pour coloniser la place laissée vacante.

Les services municipaux des petites communes ont longtemps coupé les plus beaux d’entre nous pour célébrer Noël dans les préaux sous les regards des enfants qui nous admirent le temps de quelques jours. En Grèce, ma résine parfume le retsina, ce vin si particulier. Mes tanins servent à colorer également. Suis-je si envahissant que ça ?

Alep

Alep

On m’a appelé Pin d’Alep. Je ne sais trop pourquoi car il semble bien que cette ville ne soit pas mon lieu de naissance. Ce n’est pas grave, cette ville syrienne magnifique a beaucoup d’atouts et je suis fier de porter son nom. Son peuple, son patrimoine, son savon, ses pigeons et son pin !

Il paraît qu’il a neigé à Alep l’hiver dernier. Il y faisait moins cinq degrés. Du rarement vu dans l’histoire syrienne. Les enfants ont eu froid et une guerre sévit. Mes congénères assistent avec stupeur à la bêtise et l’atrocité d’un conflit entre frères d’un même peuple.

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Je suis programmé pour vivre plus de 500 ans sans bouger d’un centimètre des terres qui m’ont fait éclore. Du haut de mes 20 mètres, j’espère insuffler calme et sérénité. Je suis l’arbre de la Méditerranée et pendant quelques temps, j’aimerais voler la vedette à l’olivier et lui prendre son nom d’arbre de la paix.

Xavier Picot

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